• Le 14 novembre 2017

La Fondation de l'Université de Nantes a lancé mardi 14 novembre sa 1ère conférence-débat avec comme invitée d'honneur Danièle Sallenave, membre de l’Académie française. Plus de 120 participants (dont plus de 60 % d’entreprises) ont participé à cette rencontre co-organisée avec l'un de ses mécènes la Caisse d'Epargne Bretagne - Pays de la Loire. Un succès à la hauteur des ambitions de la Fondation de l’Université de Nantes, qui initie ainsi un cycle de rencontres visant à porter les valeurs de l’université au service du plus grand nombre.

VIDEO - Retour sur les 1res Rencontres de la Fondation de l'Université de Nantes



VIDEO - Discours complet de Danièle Sallenave



La Philanthropie à l'honneur

Danièle SallenaveC'est la Philanthropie qui était à l'honneur pour ces premières rencontres animées par le journaliste Jean- Michel Djian.
Du grec ancien φίλος / phílos "amoureux" et ἄνθρωπος / ánthrôpos "homme", "genre humain", elle est la philosophie ou doctrine de vie qui met l'humanité au premier plan de ses priorités. Oui, mais quelle est sa place aujourd’hui dans notre société ? S'oppose t-elle à l'économie ? Pur don, investissement ? Peut-elle changer le monde et l'améliorer ? ... Autant de questions essentielles mises au débat.

"La transmission est un pari" nous dit Danièle Sallenave, membre de l’Académie française, puis citant la politologue Hanna Arendt, elle nous rappelle que nous sommes condamnés à transmettre. Nous naissons dans un monde qui est plus vieux que nous. Il faut recevoir ce monde ancien pour inventer à nouveau. La clé de voûte pour réussir la transmission est la confiance. Confiance dans ceux qui transmettent et ceux qui reçoivent. Danièle Sallenave rappelle aussi que l'existence est faite de pari, et notre capacité à parier sur l'autre est essentielle. L'écrivaine, normalienne, agrégée de lettres classiques, souligne enfin l'importance de l'optimisme. Puisque être optimiste, c'est vouloir que ça aille mieux. Il s'agit d'espérer par le don à vouloir modifier le monde. Le don est un pari. Et la philosophie de Blaise Pascal l'illustre parfaitement : "si je gagne, je gagne tout, si je perds, je ne perds rien".


"Une université qui progresse, profite à tous."

Selon Danièle Sallenave investir dans la recherche et la jeunesse est fondamental, comme il est important pour Catherine de Charette, directrice de la fondation de l'Université de Nantes, de renouer avec l'essence même de la philanthropie. Pour cette dernière, "donner à l'université n'est pas un geste de générosité anodin, c'est une prise de position fondamentale et audacieuse, c'est montrer ses convictions pour l'universalisme et sa confiance dans l'humanité".